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13/01/2012

La queue du diable

Je m’apprête à consommer la dernière dose de crack, et j'en crève déjà, mes pensées sont déjà tournées vers l'après, elles sont obnubilées par la descente, cette foutue descente, cette horrible descente, où tu tombes au plus bas de ta fosse à merde, bas, très bas, comme tu ne l'as jamais été. Et l'effet euphorisant du crack n'est plus qu'un lointain souvenir qui te hante et qui te réclame, il t'obsède, parce qu'il est pour toi le seul remède à cette souffrance mentale si intense. Tu te retrouves seul, face à toi même et face à toutes ces choses auxquelles tu tentes d'échapper, en vain. Pendant la descente, elles te submergent, reviennent en force, comme se vengeant du fait que tu aies voulu les chasser, les enterrer, lorsque tu as laissé ton cerveau se faire inonder par la magie du crack.

J'inspire ma dernière bouffée de base et je suis déjà frustrée, pourtant je suis bien, malgré ma mâchoire qui se crispe - faute à la kétamine présente dans la coke - et mes membres tremblotant.

Et commence la descente, les effets se dissipent peu à peu pour n'être plus qu'un fantasme obsédant. J'ai «sucé la queue du diable» comme on dit. Et enfin je découvre et comprends l'engrenage diabolique des drogues dures. En un instant, je réalise que je suis esclave du crack, à un certain degré. Mais je me sens soumise à ce produit qui envahit toutes mes pensées. Une sous-merde. Plus rien n'existe. Le CRACK, c'est tout ce qui retient mon intention.

 

 

 

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